panneau solaire

Découvrez le solaire thermique basse température

De quelle façon l’énergie solaire aide à se chauffer ?

Le soleil peut servir à chauffer votre eau par le biais d’ un chauffe-eau solaire individuel (Cesi), mais aussi alimenter un système ayant la double fonction de chauffage et de production d’eau chaude : le système solaire combiné (SSC), aussi appelé “combi”.

La fabrication de chauffage et d’eau chaude est couverte à environ 25-60% par le système solaire combiné, alors que simplement l »eau chaude est couverte à 40-80% grace à un chauffe eau solaire selon l’adème..

De quelle manière fonctionne un chauffe-eau solaire ?

Afin de provoquer un effet de serre dans un capteur,les tubes métalliques qui s’y trouvent sont recouverts de couleur noir, tout est thermiquement isolé et le tout est sous une plaque de verre.

2. Un circuit transporte le fluide caloporteur (eau et antigel) vers le ballon de stockage.

3. La circulation du liquide est faite soit naturellement : il circule grâce à sa différence de densité avec l’eau du ballon. Lorsque le fluide est plus chaud, il s’élève. Le ballon doit alors être placé plus haut que les capteurs pour disposer d’un chauffe-eau en “thermosiphon”. Mais la circulation peut aussi être “forcée” par un circulateur, une pompe électrique activée par un dispositif de régulation. Quand la sonde du ballon est plus chaude que celle des capteurs, la circulationse coupe, à contrario, la circulation s’enclenche.

4. Dans le ballon, un serpentin diffuse les calories à l’eau, le fluide refroidi repart en direction ducapteur pour un nouveau cycle.

L’insuffisance d’ensoleillement est souvent comblée par un mécanisme complémentaire comme une autre énergie.

 

chauffe eau

Et un système solaire combiné ?

Les SSC fonctionnent sur le même principe que les chauffe-eau. La différence tient dans la surface de capteurs – plus importante – et le mode de stockage de la chaleur.

6.Concernant les planchers chauffants basse , le fluide caloporteur est diffusé directement dans les tuyaux du plancher. L’inertie de la dalle de béton va permettre d’entreposer la chaleur et de distribuer une chaleur douce et identique dans toute la maison. Un circuit de dérivation permettra de chauffer le ballon d’eau chaude sanitaire.

Avec les autres procédés, la chaleur est stockée dans un réservoir d’eau tampon. L’eau chaude est utilisée pour chauffer l’habitation à l’aide d’émetteurs basse température. L’eau chaude sanitaire est tirée du même réservoir ou d’un second ballon. Inconvénient par rapport au plancher solaire direct, ces techniques sont plus encombrantes.

Quels sont les divers types de systèmes ?

• Le chauffe-eau solaire monobloc associe, sur un même châssis, capteur et ballon d’eau, ce qui le rend laborieusement intégrable. Il fonctionne sur le principe du thermosiphon et, dénué d’électronique, il est d’une grande simplicité. Le chauffe eau solaire s’adapte aux modestes besoins d’eau chaude et à la toiture-terrasse. On le trouve beaucoup dans les pays aux températures favorables.

• Le chauffe-eau solaire en thermosiphon peut aussi être réalisé avec capteurs et ballon séparés. Son emploi est, du coup, diminué par les contraintes techniques. Il faut une différence de 15 °C entre les capteurs et le ballon pour que le fluide circule. Le ballon doit se trouver au-dessus des capteurs. En hiver, les prouesses du système seront moindres surtout si le ballon est dehors, cela est du à cause des déperditions de chaleur.

• Le chauffe-eau solaire à éléments séparés est le système le plus répandu en France. Il affiche de meilleures performances. Séparés, capteurs et ballon peuvent s’intégrer au mieux à la construction. Toutefois, la distance la plus courte entre les éléments est aussi la meilleure afin d’éviter les pertes de chaleur.

 

panneau solaire

Quels sont les différents capteurs ?

Chaque fabricant aura, bien sûr, ses particularités, mais on peut toutefois distinguer trois grandes familles de capteurs.

7. Le plus courant dans l’habitat est le capteur vitré ou capteur plan. Des tubes de cuivre dans lesquels circule un fluide caloporteur (température de 70 °C à 80 °C) sont placés sous une vitre et recouverts d’une surface sombre.

8. Les capteurs à tubes sous vide permettent d’obtenir des températures plus élevées (75 °C à plus de 100 °C), pour des applications industrielles notamment. Ils sont faits de tubes transparents généralement en verre, comportant un espace vide d’air entre la paroi extérieure de chaque tube et son absorbeur. Plus performants mais plus chers et plus difficiles à intégrer, ces capteurs sont plus rarement utilisés.

9. Enfin, les capteurs “moquette”, de facture plus simple, s’inspirent du principe du tuyau d’arrosage posé dans le jardin. Constitués d’un réseau de tubes noirs en matière plastique, sans coffrage ni vitre, ils servent sous nos latitudes à chauffer piscines ou douches solaires.

Installer du solaire en france.

L’énergie solaire est intéressante dans toutes les régions. Même si le sud de la France bénéficie de 35 à 50 % de rayonnement solaire de plus que le nord. Il y faut donc une surface de capteurs moins importante qu’au nord. À l’inverse, se chauffer ou chauffer l’eau mobilise au nord plus d’énergie primaire. Pour cette raison, le solaire permettra d’économiser plus de gaz, de fioul, de charbon, de bois ou d’électricité qu’au sud et d’alléger d’autant les factures.

Où placer les capteurs ?

Selon les modèles, les capteurs peuvent être installés en surimposition ou intégrés dans la toiture. Le 2ème procédé est un peu plus cher mais architecturalement plus satisfaisante.

10. Les capteurs peuvent aussi servir d’auvent ou de pare-soleil.

11. En cas d’absence d’exposition au sud, ils peuvent également être posés sur un bâtiment annexe (garage, abri bois, etc.) ou au sol, sur châssis.

12. Il faut en effet de préférence les orienter plein sud avec un angle d’inclinaison de 45°. Toutefois, ils ne perdront pas trop de leur performance avec une orientation sud-est ou sud-ouest et une inclinaison entre 20 et 60°. Dans tous les cas, il faut se méfier des ombres portées (arbres, bâtiments) qui diminuent l’efficacité de l’absorption.

 

raccordement paneau solaire

Faut-il une autorisation spéciale ?

Pour une maison existante, il faut remplir une demande de travaux auprès des services municipaux. Pour une maison à construire, le permis de construire doit inclure l’installation solaire prévue.

Quelle surface de capteurs prévoir ?

Pour la production d’eau chaude sanitaire uniquement, il faut compter de 0,7 à 1,5 m2 de capteurs par habitant selon les régions, associés à un stockage de 50 litres/m2 de capteurs. Pour une famille de 4 personnes, il faut entre 3 et 5,5 m2 dans le Nord et entre 2 et 3,5 m2 sur la Côte d’Azur. Pour les SSC, les surfaces de capteurs varient entre 10 et 30 m2 associés à des ballons de 500 à 2 000 litres selon les options techniques retenues et la qualité de l’isolation de la maison.

Peut-on raccorder des capteurs sur un plancher chauffant existant ?

Bien entendu, à condition que le plancher chauffant soit à basse température (c’est généralement le cas). Il suffit alors de bien dimensionner la surface de capteurs et d’opérer des branchements bien maîtrisés par les plombiers-chauffagistes du solaire.

 

 

Est-ce qu’un combi fonctionne avec des radiateurs à circulation d’eau ?

Un système solaire peut être couplé à des radiateurs à condition qu’ils aient une grande surface de diffusion (ex. : panneaux radiants à basse température) ou une grande inertie thermique (radiateurs en fonte). Mais même dans ce dernier cas, ce montage n’est pas très recommandé, du moins dans le nord de la France. Comme les radiateurs fonctionnent à plus haute température qu’un plancher chauffant, le rendement est moindre. En outre, à défaut de stockage dans le plancher, il faut prévoir un ballon tampon, ce qui ajoute un coût supplémentaire à l’achat. Faisable mais cher, il vaut mieux dans tous les cas se fier à un plombier spécialisé dans le solaire pour réussir l’installation.

À quel prix ?

• Le coût d’une installation complète pour un Cesi (capteurs, ballon, régulation, raccordements), pour une famille de 3 ou 4 personnes, équipée de 3 à 5 m2 et d’un ballon de 200 à 300 litres, est compris entre 3 800 et 5 800 €, pose comprise. Mais les aides publiques en diminuent largement le coût.

• Le SSC coûte, pour sa part, environ 10 000 € pour une petite installation (10 m2 de capteurs, surface chauffée de 70 m2) et de l’ordre de 25 000 € pour une plus grande (20 m2 de capteurs et 150 m2 de surface chauffée). Il faut, là aussi, noter que le crédit d’impôt efface le surcoût d’une solution plancher chauffant traditionnel.

Quelles sont les aides financières ?

Depuis le 1er janvier 2006, l’État rembourse 50 % du matériel (pose non comprise) sous la forme d’un crédit d’impôt, déduction faite des primes régionales et municipales. Ce qui signifie que les contribuables, imposables et non-imposables, peuvent en bénéficier. Leur impôt de l’année suivant l’achat sera déduit d’autant s’ils sont imposables. S’ils ne le sont pas, ils recevront l’équivalent de ces 50 % par un versement du Trésor public. Il faut cependant que le matériel ait la certification Solar Keymark ou CSTBat et qu’il soit installé par un professionnel. À cela s’ajoutent les aides régionales, voire départementales et communales selon les endroits, sous réserve que l’équipement soit sélectionné par Enerplan. Au final, près de la moitié du prix d’un système peut ainsi être subventionnée. Pour tout savoir sur les aides, contactez votre Espace Info-Énergie au : 0810 060 050 (prix d’un appel local).

Vais-je réaliser des économies ?

Si l’on raisonne à court terme, il est vrai qu’une installation solaire peut paraître chère, malgré les aides. À moyen et long terme, elle permet d’alléger la facture énergétique. En général, l’installation est rentabilisée en une dizaine d’années, selon le coût de l’énergie d’appoint. Au-delà, certains capteurs étant garantis vingt ans et l’énergie solaire étant gratuite, l’heureux propriétaire en profite pleinement. Et si l’on se place d’un point de vue global, il faut rappeler que chaque mètre carré de capteurs installé évite le rejet dans l’atmosphère de 150 à 300 kg de gaz à effet de serre par an.

Où trouver un installateur qualifié ?

Pour avoir la garantie d’une bonne installation, mieux vaut s’assurer que l’installateur est adhérent de la charte Qualisol. Mise en place par l’Ademe, cette charte qualité est centrée sur le solaire. L’installateur s’engage sur dix points de bonne pratique, de services et de conseils au client et suit une formation. Les adhérents Qualisol, plus de 10 000 en France aujourd’hui, ne sont malheureusement pas tous rodés au solaire. Pour bénéficier d’une garantie supplémentaire, il faut vérifier que l’installateur compte déjà à son actif plusieurs opérations solaires. Les professionnels Qualisol sont recensés sur le site www.qualisol.fr

Qu’est-ce que la garantie de résultats solaire ?

Tout comme les particuliers, de nombreux maîtres d’ouvrage collectifs s’intéressent à l’énergie solaire pour la production d’eau chaude sanitaire. Pour s’assurer que les performances seront à la hauteur, il est possible d’établir une Garantie de résultat solaire (GRS). Ce contrat se traduit par un engagement des opérateurs techniques du projet (fabricant de capteurs, installateur, exploitant et bureau d’études) par lequel ils garantissent pendant les cinq premières années un niveau minimum de fourniture de kilowattheures thermiques d’origine solaire, calculé lors du dimensionnement. Durant cette période, l’installation devra produire au moins 90 % de l’énergie annoncée.
Inventée par le bureau d’études français Tecsol, avec l’Ademe et le CSTB, la GRS a été appliquée pour la première fois en 1988 à l’hôpital de Castres. Depuis, le concept a été transféré dans d’autres pays de l’Union européenne ainsi que dans des pays méditerranéens.

Comment est-elle mise en place ?

L’installation est équipée d’un dispositif de télésurveillance qui comptabilise l’énergie solaire produite mois après mois. Au bout d’un an, un premier bilan est dressé. Si l’énergie générée par le système solaire présente un déficit de plus de 10 % par rapport à l’énergie calculée, les entreprises doivent remettre à niveau l’installation à leurs frais pour atteindre les objectifs ou dédommager le maître d’ouvrage.

Pourquoi opter pour la GRS ?

Les bénéfices de la GRS sont nombreux. L’absence de risque financier rend plus facile l’obtention de prêts bancaires pour l’investissement. Le bon fonctionnement est assuré par le suivi continu de l’installation , cela permet de signaler toute anomalie et la maintenance est assurée. Du côté des aides financières, l’Ademe soutient les projets de chauffe-eau collectifs à condition notamment qu’ils s’appuient sur une GRS.

About the Author admin

Leave a Comment: